mercredi 23 octobre 2019

Les GAFAS dans la mire au lendemain de l'élection du Parti Libéral

J'aimerais partager avec vous cette réflexion. 
Tout d'abord, je crois que le milieu de la culture et des médias peut se réjouir que le parti conservateur dirigé par Andrew Scheer ait connu une mauvaise campagne électorale, en particulier au Québec et en Ontario.
L'élection d'un gouvernement minoritaire dirigé par Justin Trudeau ouvre plusieurs facettes intéressantes:
1) Ce dernier a promis de s'attaquer aux GAFA, et ce, après toutes les hésitations que nous avions connues depuis 2015 (Pas de taxe Netflix...). Même Mélanie Joly a fait son acte de contrition...
2) Pablo Rodriguez, lors du Grand débat sur la culture et les médias le 18 septembre (organisé par le département de communication de l'UdeM, l'École des médias de l'UQAM, le Pôle Médias des HEC et Culture Montréal), et Justin Trudeau le 29 septembre, ont annoncé qu'ils écouteraient attentivement les recommandations que leur soumettra le groupe d'experts présidé par Janet Yale, avec les membres Monique Simard et Pierre Trudel. C'est un engagement noté par tous et toutes. Il faudra le leur rappeler.
3) Tous les partis dont le Bloc Québécois avaient endossé le principe de la régulation des superpuissances numériques (GAFA) durant cette campagne électorale. Donc, il ne devrait pas y avoir d'opposition à la Chambre des Communes.
4) Cela signifie également que le gouvernement du Québec pourrait  lui aussi aller de l'avant et prendre sa part du boulot à accomplir. Encore là, il faut maintenir la pression.
5) Emmanuel Macron a même tweeté qu'il avait hâte de s'attaquer à la "régulation de l'espace numérique" avec Justin Trudeau. Nous ne sommes pas seuls...
6) Et l'OCDE doit se pencher sur ce dossier en 2020.

Bref, nous avons contribué à faire avancer ce dossier comme jamais auparavant. On ne peut que s'en féliciter. Les astres sont mieux alignées. La prochaine étape est de pousser sur ce gouvernement afin qu'il établisse rapidement un calendrier avec un échéancier précis pour accomplir ce travail.

Alain Saulnier
professeur invité
département de communication
Université de Montréal

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